3ème partie : L’organisation de la JOC


La Federation Nationale de J. O. C.

L’organisation générale des Jeunes Travailleurs Chrétiens de Belgique constitue un mouvement unique, ayant des statuts communs, un programme semblable, une même direction.

Cette organisation comporte, pour les besoins de l’action immédiate, deux sections masculines : « La Jeunesse Ouvrière Chrétienne » et « De Kristene Arbeiders jeugd » (1).

Note

(1) La J. O. C. F. et la « Christene Jeugdorganisatie » qui groupent les jeunes travailleuses ont leur secrétariat central au Secrétariat général des O. S. F. C. B., 75, Boulevard Clovis, à Bruxelles.

LES STATUTS DE LA J. O. C.

I. La « Jeunesse Ouvrière Chrétienne » est le titre de la fédération nationale des jeunes travailleurs chrétiens de Belgique.

II. La J. O. C. a pour but :

1) l’éducation à base religieuse des jeunes travailleurs;

2) l’Action Catholique des jeunes travailleurs dans la classe ouvrière;

3) la propagande auprès des jeunes travailleurs en faveur de toutes les organisations sociales chrétiennes, spécialement des syndicats et des mutualités;

4) la défense des intérêts spécifiques des jeunes. travailleurs (orientation professionnelle, placement, apprentissage, enseignement professionnel, prévention des accidents, rééducation des jeunes accidentés, hygiène, moralité, chômage, vacances, etc.).

III. La J. O. C. réalise l’organisation générale de la jeunesse ouvrière, au sein du mouvement ouvrier chrétien qui, en Belgique, trouve son expression officielle dans la « Ligue des Travailleurs Chrétiens ».

La J. O. C. jouit de l’autonomie spécialement nécessaire pour mener l’Action Catholique auprès des jeunes gens de la classe ouvrière et pour leur inculquer la fierté de travailler eux-mêmes au progrès religieux, moral, intellectuel, professionnel et social de leurs compagnons de travail. 

Elle reconnaît pourtant l’autorité générale de la Ligue des Travailleurs Chrétiens pour la direction du mouvement ouvrier chrétien. Elle en suit le programme et travaille à le réaliser dans l’ordre de ses compétences.

IV. La J. O. C. voulant développer parmi les jeunes travailleurs le sens et l’action Catholiques, et l’esprit de collaboration des classes, s’affilie à l’A. C. J. B., dont elle accepte les statuts et à l’action de laquelle elle participe fraternellement.

V. La direction religieuse et morale des groupes et des fédérations appartient aux prêtres délégués par l’autorité religieuse.

VI. La J. O. C. s’abstient de toute activité politique.

VII. La J. O. C. groupe :

1) Les jeunes gens qui sont sur le point de ir une profession

2) Les élèves des écoles professionnelles; 

3) Les jeunes travailleurs (employés et ouvriers) jusqu’après leur service militaire.

VIII. La J. O. C. comprend des Fédérations régionales. Elles seront la plupart du temps des Fédérations d’arrondissement et s’étendront à une même région industrielle, pour permettre aux jeunes travailleurs qui se déplacent facilement, de rester en contact entr’eux et de se prêter les services mutuels nécessaires. Il ne sera reconnu qu’une fédération par région.

IX. La Fédération régionale se divisera autant que possible en Sections locales, paroissiales ou interparoissiales et en sections d’écoles professionnelles. Elle pourra également affilier des groupes déjà existants (boy-scouts, gymnastes, clubs, patronages, cercles d’études, etc.), composés de jeunes travailleurs, à condition que ces groupes adoptent les présents statuts et en remplissent les obligations.

X. A la tête de la fédération régionale se trouve un Conseil Régional. Il sera composé par les délégués des sections affiliées et se réunira mensuellement. Il choisira dans son sein un Comité Exécutif de 4 à 10 membres, responsables de l’exécution des décisions prises en réunion du conseil, de l’administration de la fédération régionale, et de la propagande parmi les jeunes travailleurs de la région.

XI. A la tête de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne se trouve un Conseil Général composé de deux délégués par fédération régionale de moins de 200 membres cotisants. Les fédérations régionales qui comptent de 200 à 500 membres ont droit à trois délégués; de 500 à 1000, quatre délégués; avec cinq délégués au maximum pour plus de 1000 membres.

XII. Le Conseil Général se réunit au moins semestriellement. Il choisit en son sein un Comité Exécutif de 7 à 15 membres. Ce comité est responsable de l’exécution des décisions prises par le Conseil Général, de l’administration de la Fédération Nationale et de la propagande générale.

XIII. Il est créé au service de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, un Secrétariat Général de Jeunesse Ouvrière qui a son siège à la Centrale Chrétienne du Travail, rue Plétinckx, 19, à Bruxelles.

Le Secrétariat Général est chargé de l’administration de la Fédération et de la propagande générale. Il édite le journal, le bulletin pour dirigeants, les tracts et brochures. Il réunit toute la documentation touchant les questions qui intéressent la Jeunesse Ouvrière; prépare les enquêtes, les congrès, les manifestations; se charge de l’examen et de la défense de tous les cas qui lui sont signalés; fait les démarches nécessaires auprès des pouvoirs publics; aide les fédérations régionales dans la tenue des congrès régionaux, des journées d’études, des cercles d’études, des ietraites fermées, et des récollections, et renseigne toutes les initiatives prises ou à prendre au sein de la J. O. C. Les fédérations régionales s’entendront avec le Secrétariat Général pour l’organisation de Secrétariats régionaux.

XIV. Les sections locales prévoient, dans leurs cotisations une part fédérale hebdomadaire de 20 centimes à répartir par moitié entre la fédération régionale et nationale.

La cotisation hebdomadaire minimum est de 25 cent. Elle assure gratuitement le journal et les services fédéraux.

Art. XV. Les détails d’organisation et d’activité de tous les rouages de la J. O. C. sont fixés par les règlements d’ordre intérieur des fédérations régionales et des sections locales adoptés par le Conseil Général. Leur application est obligatoire.

Les modifications ou les ajoutes jugées nécessaires par les circonstances locales seront préalablement soumises au Comité Général.

XVI. Les cas non prévus par les statuts et tous les différends qui pourraient surgir dans les Fédérations Régionales seront tranchés par le Conseil Général.

XVII. Tous changements aux présents statuts devront, pour être valables, être adoptés par les 3/4 au moins des membres présents du Conseil Général, spécialement convoqués à ce sujet.

LE CONSEIL GENERAL ET LE COMITE GENERAL.

Le Conseil général a été constitué le 18 avril 1925 lors du premier Congrès National.

Le Comité général élu à la même date est composé comme suit :

Aumônier général : M. l’abbé Cardyn.

Président : F. Tonnet, employé, Fédération de Bruxelles.

Vice-Président : A. Conrardy, ébéniste, Fédération de Liège.

Secrétaire général : J. Meert, constructeur, Fédération de Bruxelles.

Secrétaire adjoint: A. Delcourt, employé, Fédération de Nivelles.

Trésorier: P. Garcet, comptable, Fédération de Bruxelles.

Membres :

H. Verpoorten, cheminot, fédération de Verviers; F. Pirlot, traceur, féd. de Huy;

F. Decourcelles, employé, féd. de Waremme;

J. Hosch, cheminot, féd. de Virton;

F. Degive, lithographe, féd. de Namur:

R. Delplancq, verrier, féd. de Mons;

E. Biélande, métallurgiste, féd. de Charleroi;

J. Faidherbe, tourneur en fer, féd. de Tournai; L. Dereau, traceur, féd. de La Louvière; J. Delannoy, cheminot, féd. de Mouscron.

Conseillers moraux :

M. l’abbé Cardolle, du diocèse de Liège; M. l’abbé Delaere, du diocèse de Bruges; M. l’abbé Mortier, du diocèse de Namur; M. l’abbé Scarmure, du diocèse de Tournai.

Le Conseil et le Comité se réunissent régulièrement conformément aux statuts.

* * *

LE SECRETARIAT GENERAL DE LA J. O. C.

1. « La Jeunesse Ouvrière ».

Rédaction: Le Comité de rédaction nommé par le Comité Général est responsable envers celui-ci de l’esprit, du fond et de la forme du journal.

Le comité de rédaction s’inspire, dans la mesure du possible, des suggestions et remarques qui lui sont transmises et fait appel à des compétences particulières pour les sujets spéciaux à traiter.

Les colonnes du journal sont largement ouvertes aux membres de la J. O. C.

La Chronique : « Action et Propagande » est régulièrement alimentée par les comptes-rendus de l’activité régionale et locale de la J. O. C.

Il est évident que le Comité de rédaction garde son indépendance absolue concernant l’insertion et éventuellement la correction de la copie qui lui est adressée.

Abonnements: Les membres de la J. O. C., en règle avec le paiement de leurs cotisations, obtiennent le service régulier et gratuit du journal. Le prix de l’abonnement ordinaire est fixé à 10 fr. par an; 5,50 fr. par six mois.

Pour l’étranger: 12 fr. et 6,50 fr.

Il est établi un abonnement de soutien à 20 fr. par an.

Propagande : Une campagne de propagande est organisée vers la fin de chaque année pour obtenir le plus grand nombre possible d’abonnés nouveaux et pour assurer les réabonnements.

Cette propagande doit se poursuivre pendant l’année entière. Le Secrétariat général fournit des numéros du journal et les imprimés nécessaires par l’intermédiaire des secrétariats régionaux.

2. Le « Bulletin des Dirigeants ».

Rédaction: Moniteur officiel du Conseil Général, le B. D. est rédigé sous la responsabilité et le contrôle du Comité général. Il comporte toutes les directives et mots d’ordre du mouvement et sert de moyen de formation aux dirigeants régionaux et locaux.

Abonnements : Le service gratuit en est assuré à raison d’un exemplaire par fédération régionale et par section. Celui-ci sera adressé au membre de comité qui aura été renseigné au Secrétariat Général par l’intermédiaire de la fédération régionale.

L’abonnement ordinaire est fixé à 7 fr. par an. Tous les abonnements seront transmis par l’intermédiaire des Secrétariats régionaux et finissent le 31 décembre.

3. La Bibliothèque Centrale et la Documentation.

Le Secrétariat Général a rassemblé et continue d’acquérir les ouvrages, revues et documents se rapportant aux questions économiques, sociales et religieuses et plus spécialement à tous les problèmes de l’adolescence salariée.

Un certain nombre de ces ouvrages et documents ne seront prêtés que dans des cas exceptionnels étant donné leur valeur et l’impossibilité de les remplacer.

Les autres volumes seront prêtés aux conditions de la bibliothèque technique dont le règlement suit.

4. La Bibliothèque Technique.

Composition: Ouvrages techniques, industriels, professionnels, scientifiques.

Tous ces ouvrages sont absolument récents et choisis parmi les meilleurs.

La collection sera complétée progressivement suivant les demandes et les conseils qui nous parviendront.

Le catalogue parait au Bulletin des dirigeants en attendant son édition.

Prêts: Ils sont consentis exclusivement aux fédérations et sections de J. O. C. Les comités de celles-ci restent moralement et matériellement responsables envers le Secrétariat Général des livres qui leurs sont envoyés.

Les demandes pour être valables doivent mentionner clairement le numéro, l’auteur et le titre du livre. Elles doivent être signées par deux membres de comité (président, secrétaire ou trésorier).

Les demandes irrégulières sont considérées comme non avenues.

Les demandes se rapportant à des livres en lectures sont satisfaites dès la rentrée de ces livres.

Le retour des livres doit se faire dans un délai de six semaines maximum. Les demandes de prolongation doivent être faites à temps.

Les livres seront convenablement emballés et affranchis pour le retour.

Une légère rétribution est à joindre en un virement postal ou en timbres aux livres lors du retour.

Nous insistons vivement sur le soin qui doit être apporté aux volumes. Ils sont la propriété de tous et doivent encore servir, dans la suite, à un grand nombre de camarades.

Les prêts seront refusés aux sections qui n’observeraient pas régulièrement les recommandations qui précèdent.

5. Le service éducatif.

Il se charge de promouvoir et de faciliter toutes les initiatives des fédérations et des sections pour éduquer et distraire honnêtement les jeunes travailleurs.

Les conférences avec projections lumineuses.

Ce service est organisé au moyen de l’appareil à projections: « Le Photoscope ».

« Le Photoscope » est un appareil électrique servant à projeter, en les agrandissant, des images préalablement photographiées sur fils du format cinématographique.

« Le Photoscope » fonctionne sur tous les courants, grâce à une résistance spéciale, fournie avec l’appareil. Il fonctionne aussi sur batterie d’accumulateurs.

« Le Photoscope » donne une image nette et lumineuse de 3 mètres sur 2 m. 50.

« Le Photoscope » remplace avec de nombreux avantages les anciennes lanternes de projection.

Les films traitent tous les sujets : sciences, arts, industries, professions, sociologie, liturgie, histoire, hygiène, géographie, voyages, etc.

Les films sont accompagnés de textes explicatifs.

Tous les documents, quels qu’ils soient (photographies, dessins, cartes postales, plans, vues, plaques diapositives, etc.), qui nous sont confiés, sont reproduits par nos soins sur films « Microphote ».

Le service éducatif fournit les appareils, les accessoires et les films aux conditions les plus avantageuses.

Il accorde des subsides aux groupes.

Il envoie à toute demande la notice explicative et le catalogue des films.

Un service de prêts d’appareils et de films, est organisé pour les sections de la J. O. C. par l’intermédiaire des fédérations régionales.

Fêtes et Réunions intimes.

Le S. E. aide à la composition du programme de ces séances, conseille les pièces, monologues, chansons, musiques à choisir. Il établit la collaboration dans ce sens, entre les sections de J.O.C. ou avec d’autres groupes spéciaux.

Décoration des locaux, Expositions d’Art.

Le S. E. se charge de fournir les gravures, cadres, frises, pochoirs, affiches nécessaires pour la décoration des locaux J. O. Cistes.

Une collection de gravures, qui sera complétée et étendue de plus en plus, permet d’organiser des expositions artistiques lors de congrès ou de manifestations régionales ou locales.

Excursions, voyages, visites.

Le S. E. aide à la réalisation des initiatives prises, établit les itinéraires, fait les démarches auprès des administrations publiques et privées, fournit des guides etc…

Les Sports.

Le S. E. soutient et coordonne l’activité sportive des groupes de J. O. C., assure leur bon esprit, organise des matchs, etc…

6. Les éditions.

Tous les imprimés nécessaires à l’administration et à la propagande sont édités par le Secrétariat Général aux conditions les plus avantageuses : Papier à firme, cartes postales, enveloppes, convocations, cahiers de cotisation, bordereaux, tracts etc…

Une série de brochures est éditée progressivement sur les points essentiels du programme de la J. O. C. Leur parution est annoncée au journal et au B. D.

Décoration des locaux, Expositions d’Art.

Le S. E. se charge de fournir les gravures, cadres, frises, pochoirs, affiches nécessaires pour la décoration des locaux J. O. Cistes.

Une collection de gravures, qui sera complétée et étendue de plus en plus, permet d’organiser des expositions artistiques lors de congrès ou de manifestations régionales ou locales.

Excursions, voyages, visites.

Le S. E. aide à la réalisation des initiatives prises, établit les itinéraires, fait les démarches auprès des administrations publiques et privées, fournit des guides etc…

Les Sports.

Le S. E. soutient et coordonne l’activité sportive des groupes de J. O. C., assure leur bon esprit, organise des matchs, etc…

7. Le Service de Librairie.

Il fournit, avec remises, aux sections, aux membres et amis de la J. O. C.:

1) les ouvrages de librairie:

2) les missels et vespéraux de Lophem et du Mont-César;

3) les pièces de théâtre, chansons, monologues et partitions musicales;

4) les gravures, reproductions de tableaux, cartes postales etc.

Les commandes sont adressées directement au Secrétariat Général avec les précisions nécessaires. Le paiement se fait par versement postal dès réception des ouvrages.

8. Le Service de Propagande.

L’équipe centrale de propagande est à la disposition des fédérations régionales et des sections locales pour la participation à des journées d’études, manifestations, congrès, équipes régionales ou réunions de propagande, constitution de nouvelles sections, difficultés régionales ou locales et en toutes circonstances où leur présence est jugée utile.

Ces réunions doivent être annoncées le plus longtemps possible à l’avance pour assurer une bonne répartition du travail, une préparation suffisante, un maximum de rendement.

9. Les semaines d’étude.

Elles ont lieu, au moins une fois chaque année, dans le but d’assurer la formation intensive des dirigeants régionaux et locaux, et de créer entre tous l’unité d’esprit et d’action et des liens profonds d’amitié.

10. L’Administration et la Correspondance.

Nous demandons à tous nos amis de veiller aux points suivants :

1) écrire lisiblement;

2) répondre d’une manière claire, complète et rapide aux questions posées par les formulaires ou la correspondance;

3) adresser sur des feuilles séparées les communications pour les divers services du Secrétariat Général;

4) affranchir suffisamment les envois pour éviter les taxes supplémentaires et les retards qu’elles occasionnent;

5) joindre timbre pour la réponse aux demandes de renseignements ou de services;

6) user d’un peu de patience en tenant compte que toute réponse ne peut pas être fournie immédiatement. Envoyer pourtant un rappel quand on le juge nécessaire;

7) effectuer tous les paiements au compte de chèques postaux 105.963 (P. Garcet); sans retard et en mentionnant clairement sur le talon de l’effet à quoi se rapporte la somme versée.

LE FONDS NATIONAL DE PROPAGANDE.

Les cotisations doivent suffire à assurer la marche normale du mouvement et à couvrir les frais ordinaires d’organisation et de propagande.

Mais notre mouvement est jeune encore et la tâche est immense. Pous intensifier l’action, des dépenses énormes sont inévitables. Nous avons ouvert alors le Fonds National de Propagande.

Ce fonds doit être largement alimenté par les Jocistes eux-mêmes. Il faut qu’en plus de la cotisation, nous sachions nous imposer des sacrifices libres et volontaires pour le mouvement.

Les sections auront à y verser 25 % du bénéfice net, éventuel, de toutes les séances publiques organisées (décision du Conseil National).

Puis, nous lançons avec confiance un appel pressant aux personnes qui comprennent l’œuvre providentielle que la J. O. C. doit réaliser dans notre société moderne.

Nous leur demandons de nous aider avec largesse, transformant ainsi, selon le Christ luimême, les valeurs matérielles de ce monde, en trésors inaltérables pour l’Eternité.

Les Fédérations Régionales de J. O. C.

REGLEMENT D’ORDRE INTERIEUR DES FEDERATIONS REGIONALES.

Dispositions Générales.

I. Les fédérations régionales de J. O. C. groupent toutes les sections de J. O. C. d’un arrondissement (ou d’une région). Elles comptent des sous-fédérations pour des régions (ou doyennés) trop éloignés du centre.

II. Pour s’affilier à la fédération un groupe doit être régulièrement constitué, adopter et appliquer les statuts, le programme général et les règlements de la J. O. C.

III. Aucune affiliation individuelle ou collective n’est admise à la J. O. C. en dehors de la fédération régionale intéressée.

Direction et Administration.

IV. La fédération est dirigée par un conseil régional, composé d’un délégué par section locale affiliée de moins de 25 membres; de deux délégués pour les sections de 26 à 50 membres, avec un maximum de 3 délégués pour plus de 50 membres. Chaque délégué a un suppléant.

V. Un directeur-prêtre désigné par l’autorité religieuse est attaché à la fédération. Il en est le conseiller et le guide; et assiste de droit à toutes les réunions.

VI. Le Conseil régional se réunit mensuellement à jour et heure fixes autant que possible.

VII. Cette réunion comporte essentiellement :

a) la prière;

b) le rapport détaillé et précis de la séance précédente;

c) les rapports d’activité de chaque section par leurs délégués respectifs (ces rapports doivent être (écrits et discutés);

d) l’examen des directives, mots d’ordre et conseils, parus au dernier « Bulletin des Dirigeants »;

e) la préparation des journées d’étude, récollections, réunions locales ou régionales, campagnes d’ensemble, etc.;

f) l’appréciation du journal pour l’envoi éventuel des remarques au Secrétariat Général; g) la liquidation des comptes cotisations et autres; remise aux délégués des imprimés, insignes, etc., nécessaires aux sections.

VIII. Le conseil choisit en son sein un comité exécutif, composé de 6 à 14 membres élus par vôte secret à la majorité simple des voix.

IX. Le comité est réélu chaque année à la réunion du conseil régional en janvier. Les membres sortants sont rééligibles.

X. Le comité exécutif se réunit mensuellement avant la réunion du conseil et chaque fois que le directeur-prêtre ou un membre du comité le demandent.

XI. Cette réunion comporte essentiellement :

1° la prière;

2o le rapport détaillé et précis de la séance précédente;

3o la préparation complète et dans le détail de l’ordre du jour de la réunion du conseil;

4° l’examen de la situation des sous-fédérations régionales s’il y en a et la préparation des réunions de conseil à y tenir;

5° l’examen de la situation des sections;

6° le contrôle de l’organisation et de l’administration fédérales, de la situation financière et de tous les autres services fédéraux (secrétariat professionnel, bibliothèque, documentation, sections spéciales diverses);

7° l’organisation de la propagande dans la région (membres, nouvelles sections, journal, fonds de propagande, etc).

XII. Les fonctions se répartissent comme suit :

Le Président :

a) préside toutes les réunions du conseil et du comité;

b) veille au bon fonctionnement de la fédération, des sections locales et de tous les services fédéraux;

c) contrôle les autres membres du comité dans l’exercice de leurs fonctions respectives; d) s’occupe activement de la propagande générale.

XIII. Le Vice-président :

aide et, éventuellement, remplace le président dans l’exercice de ses fonctions.

XIV. Le Secrétaire :

a) convoque, d’accord avec le président et en temps utile, les délégués au conseil régional.

(Il adresse une convocation, pour information, aux directeurs-prêtres et aux délégués suppléants des sections locales et au Secrétariat Général);

b) convoque dans les mêmes conditions les réunions du comité exécutif et toute autre assemblée régionale;

c) prend note, dans un cahier spécial, des présences à toutes les réunions régionales, spécialement à celles du conseil et du comité;

d) rédige le rapport de toutes les réunions dans des cahiers spéciaux;

e) envoie au secrétariat général la copie du rapport détaillé de chaque réunion du conseil régional, et les comptes-rendus des réunions importantes pour insertion dans le journal;

f) assume soigneusement les travaux de correspondance et en général, tout ce qui concerne ses fonctions.

XV. Le Secrétaire-Adjoint :

partage avec le secrétaire les besognes courantes et le remplace au besoin.

XVI. Le Trésorier :

a) établit la fiche régionale pour chaque carte de membre venant du secrétariat général;

b) réclame le 10 de chaque mois, les comptes de cotisations en retard aux trésoriers des sections locales;

c) reporte sur les fiches, les cotisations portées aux borderaux; constate les membres en retard de 3 mois et insiste auprès des trésoriers locaux respectifs, pour que ces membres se mettent en ordre ou communiquent leur démission;

d) adresse au secrétariat général, le 20 du mois au plus tard, le « bordereau récapitulatif » des cotisations fédérales (10 centimes par semaine et par membre), la liste des démissionnaires éventuels et les autres comptes à liquider au Secrétariat Général;

e) tient, dans un cahier de caisse, le compte exact de la part de cotisations fédérales revenant à la fédération régionale, portées en bloc, lors de l’établissement du « bordereau récapitulatif »; ainsi que toutes les recettes et dépenses, approuvées explicitement par le comité et à la date où elles ont eu lieu;

f) doit être en mesure de fournir une situation de caisse à chaque réunion du comité ou du conseil ;

g) dépose obligatoirement les fonds de la fédération régionale à un compte spécial, à la banque ouvrière ou caisse centrale d’épargne. adoptée par la fédération régionale de J. O. C. (Il sera stipulé que les retraits doivent être contre-signés par le président de la fédération régionale). Le Comité décide la somme approximative qui peut rester en caisse pour les dépenses courantes. Le trésorier aura également un compte de chèques postaux;

h) recueille et fait parvenir au Secrétariat Général, les souscriptions d’abonnements au journal et au fonds de propagande;

i) tient à cœur en toutes circonstances, les intérêts financiers de la fédération et du mouvement en général.

XVII. Le Trésorier adjoint :

aide et remplace éventuellement le trésorier.

XVIII. Les Commissaires :

a) aident les autres membres du comité de leurs conseils et de leur activité;

b) assument les tâches extraordinaires (organisation des journées d’études, récollections, visites, excursions, fêtes, congrès, campagnes spéciales, etc.);

c) s’occupent activement de la propagande.

XIX. La fédération régionale utilise pour toute son administration les formulaires du modèle exact adopté partout. Elle supporte les frais du secrétariat régional, ainsi que des cahiers et bordereaux de cotisations fournis aux sections.

Sous-Fédérations Régionales.

XX. Des sous-fédérations régionales peuvent être créées dans chaque région d’où les communications sont trop difficiles ou trop coûteuses avec le siège de la fédération régionale.

XXI. Elles ont un conseil et un comité, des réunions fonctionnant comme il est dit aux articles IV à XIX. Un délégué du comité régional y assiste régulièrement pour maintenir le contact et la cohésion. Un délégué de la sousfédération assiste aux réunions du conseil régional pour le même motif.

Sections spéciales et Services spéciaux.

XXII. sont créés

Des sections et services spéciaux au sein de la fédération régionale suivant les besoins et les possibilités (secrétariat professionnel, cours professionnels ou généraux, propagande syndicale et mutualiste parmi les jeunes, bibliothèques, services de bourse de voyage, etc.);

XXIII. Chaque section spéciale est dirigée par un comité distinct, fonctionnant comme il est dit plus haut et dont les membres sont choisis autant que possible en dehors du comité régional, afin de repartir les charges et de donner à un plus grand nombre de membres l’occasion de se former.

XXIV. Un membre du comité régional est chargé spécialement de chaque section ou service spécial.

XXV. Les réunions et toutes les initiatives des sections spéciales devront être soumises au comité régional et approuvées par le conseil. Le Président du comité régional assiste de droit, à toutes les réunions des sections spéciales.

XXVI. — Il sera établi au secrétariat régional une permanence à jours et heures fixes.

XXVII. — La fédération régionale organise chaque trimestre une journée d’études consacrée à un des problèmes importants de la vie des jeunes travailleurs.

Chaque trimestre a lieu également une journée de récollection pour l’élite des C. E. de J. O. C. de la région.

Les initiatives importantes de la fédération seront soumises préalablement au Comité National. La fédération consultera le Secrétariat Général pour l’organisation de chaque journée d’études ou récollection.

Représentation au Conseil Général.

XXVIII. Le conseil régional choisit en son sein les délégués au Conseil Général (deux pour moins de cent membres; trois pour moins de cinq cents membres; quatre pour moins de mille membres, avec un maximum de cinq pour plus de 1000 membres). Chaque délégué a un suppléant.

XXIX. Les délégués ou leurs suppléants se réunissent trimestriellement sur convocation du comité général.

XXX. Ils doivent avoir un mandat effectif de leurs fédérations respectives, concernant les points à l’ordre du jour.

Participation à l’organisation générale de la Jeunesse Catholique.

XXXI. La fédération régionale de J.O.C. fait partie de la fédération régionale de Jeunesse Catholique (A. C. J. B.).

XXXII. La fédération régionale de J.O.C. est représentée proportionnellement à ses effectifs au sein du conseil et du comité régional d’A. C. J. B.; assiste aux réunions régionales et participe aux manifestations, campagnes ou congrès organisés par l’A. C. J. B. dans la région.

Rapports avec les organisations ouvrières.

XXXIII. La fédération régionale reste en rapports étroits avec les organisations ouvrières chrétiennes de la région (spécialement les syndicats et les mutualités) participe aux réunions et aux manifestations générales pour promouvoir ainsi la formation sociale des J. O. Cistes et les amener à être des membres actifs de ces organisations.

Exclusion des groupes.

XXXIV. Peuvent être exclus de la J.O.C.: a) les groupes en retard de trois mois dans la rentrée des cotisations;

b) les groupes qui ne se sont pas fait représenter à trois réunions consécutives du conseil régional sans motif sérieux, communiqué au comité régional;

c) les groupes dont l’attitude et l’activité sont en contradiction avec les statuts et l’esprit de la J. O. C. et portent gravement atteinte à la prospérité ou à la réputation du mouvement.

XXXV. Le comité général est seul compétent pour prononcer l’exclusion suivant rapport du comité régional et après enquête sérieuse.

L’ACTIVITE DES FEDERATIONS REGIONALES.

La fédération régionale est un organe très important dans notre organisation. Elle est l’intermédiaire entre le centre et l’extrémité, l’engrenage qui communique le mouvement.

La bonne marche d’une fédération dépend avant tout de l’intelligence, de l’initiative, de la persévérance, de la discipline et du dévouement de ses dirigeants.

Le règlement d’ordre intérieur qui précède doit servir de base à l’action, être souvent consulté et régulièrement suivi.

1. Les Conseils Régionaux.

Ajoutons-y quelques considérations pratiques.

    Ils doivent être considérés comme de véritables réunions d’état-major où l’on évite toute phrase, toute cérémonie, pour faire du travail concret, positif.

    Les convocations sont envoyés à temps accompagnées chaque fois du questionnaire imprimé pour le rapport à fournir (voir texte ci-dessous).

    Les réunions sont fixées autant que possible le dimanche, à date et heure fixes. L’ordre du jour est soigneusement préparé en comité suivant le règlement, et les points importants répartis entre divers rapporteurs.

    Les sections ni représentées, ni excusées, devront dans toute la mesure du possible être promptement visitées par les propagandistes régionaux. Leur absence est souvent l’indice d’un relâchement.

    Questionnaire pour le Rapport à fournir par le délégué à la réunion mensuelle du Conseil Régional.

    A. Comité.

    1. Quand s’est-il réuni la dernière fois?

    2. Suit-on l’ordre du jour mentionné au règlement d’ordre intérieur?

    3. N’y a-t-il pas de changement dans la constitution du comité?

    B. – Assemblée Générale.

    4. Les réunions sont-elles soigneusement préparées, jusque dans le détail, en comité ou en C. E.?

    5. Date et ordre du jour de la dernière réunion?

    6. Combien de membres étaient présents?

    7. Les membres prennent-ils une part active aux séances?

    8. Date de la prochaine séance?

    C. Cotisations.

    9. Combien de membres sont en retard de paiement?

    10. Va-t-on à domicile chez les membres absents aux réunions?

    11. Les comptes du mois dernier sont-ils rentrés à la fédération?

    D. Journal.

    12. Le journal est-il lu par les membres?

    13. Quelle est leur appréciation générale?

    14. Le reçoivent-ils tous régulièrement?

    15. A-t-on fait valoir des desiderata particuliers?

    16. La section a-t-elle envoyé un compte-rendu le mois dernier?

    E. Cercle d’Etudes.

    17. Y a-t-il un cercle d’études de J. O. C. dans la section?

    18. Nombre de réunions par mois?

    19. Moyenne de présences?

    20. Quel travail a-t-il fait pendant le mois dernier?

    F. Sections spéciales.

    21. Y a-t-il une bibliothèque dans la section?

    22. Quel est le nombre de prêts pendant le mois dernier?

    23. Y a-t-il une caisse d’épargne?

    24. Nombre d’adhérents?

    25. Montant de versements effectués pendant le mois dernier?

    26. Y a-t-il d’autres sections spéciales?

    Indiquez pour chacune :

    Le nombre de membres.

    Le nombre de nouveaux membres.

    Le nombre de démissions.

    Le motif de celles-ci.

    L’ordre du jour de la dernière réunion?

    Quelle propagande fait-on pour ces sections?

    G. Activité Générale.

    27. La section a-t-elle participé à une réunion locale ou régionale d’A. C. J. B.?

    28. Avec combien de membres?

    29. La section a-t-elle participé à une réunion locale ou régionale des organisations ouvrières chrétiennes? 

    30. Avec combien de membres?

    31. La section a-t-elle organisé des réunions extraordinaires le mois dernier (conférence publique, excursions, séance récréative, etc.)?

    32. Donnez un bref compte-rendu.

    33. La section a-t-elle entrepris une campagne spéciale ou participé à une campagne générale de la J. O. C.?

    34. Quel est le résultat obtenu?

    35. La section a-t-elle des membres soldats?

    36. Reste-t-elle en rapport avec eux?

    37. A-t-on communiqué leur adresse militaire au Secrétariat Général pour le service du journal?

    38. La section a-t-elle rencontré des difficultés parti-

    culières pendant le dernier mois?

    H. La Propagande.

    39. A-t-on gagné des membres?

    40. Quels moyens de propagande ont été employés ? 

    41. Y a-t-il des démissions? Combien?

    42. Quels en sont les motifs?

    43. A-t-on fait de nouveaux abonnés au journal? Combien ?

    44. Quelle somme la section a-t-elle envoyée au fonds national de propagande?

    I. Fournitures.

    45. La section a-t-elle besoin : De timbres de cotisation? D’insignes?

    De journaux de propagande? D’imprimés?

    46. Combien ?

    2. Le Comité Régional.

    Les membres du comité régional doivent être choisis parmi ceux que les dispositions personnelles et le dévouement, rendent les plus aptes à mener à bien la gestion de la fédération.

    Il faut pourtant tenir compte aussi, dans la mesure du possible, de la représentation des régions ou des sections les plus importantes, surtout si des sous-fédérations existent.

    Un élément important de bon travail, c’est la répartition judicieuse des tâches administratives et des divers services. Il est très utile de répartir également la responsabilité générale des sections en tenant compte des dispositions géographiques et des circonstances.

    Chaque membre aura ainsi un rayon réduit de surveillance et d’activité plus directe.

    3. Le Secrétariat Régional.

    Celui-ci doit être installé, dans toute la mesure du possible, dans un local spécial, propre, confortable, gai, où il fasse bon de se retrouver, de travailler, de causer ensemble.

    Qu’il y ait au moins un meuble, fermant bien, où l’on puisse ranger les fichiers, classeurs, fardes, imprimés, le matériel. Que tout cela soit toujours en ordre, inspire confiance aux camarades; de la fierté pour leur mouvement et du sérieux dans leur propre action.

    4. Les Permanences.

    Elles sont indispensables pour assurer l’expédition régulière de la besogne courante. Que tous ceux qui ont une part d’administration à leur charge, tâchent d’être au poste ce soir-là. On a souvent besoin l’un de l’autre pour des renseignements, des explications. On peut aussi plus facilement s’entr’aider en cas de surcharge.

    Il est très utile d’amener des camarades de bonne volonté pour aider à faire des travaux secondaires, aussi indispensables, aussi utiles que les autres et qui seront pour eux l’occasion d’une initiation progressive.

    Veillons cependant à ce que le trop grand nombre de « travailleurs » ne fasse pas tourner les permanences en parlottes inutiles à cause de l’un ou de l’autre bavard.

    Ces permanences doivent avoir lieu une ou deux fois par semaine selon les possibilités et les nécessités; mais à jours fixes de façon à en assurer et à permettre aux camarades des la régularité sections de venir ce soir là se fournir du nécessaire, rentrer leurs comptes, demander des renseignements ou des services.

    5. Les Journées d’Etudes.

    Elles doivent constituer les relais trimestriels de l’activité régionale; conclure le travail passé, préparer le travail à venir, spécialement celui de nos cercles d’études et assemblées générales de sections.

    Toute journée d’études doit être préparée par une enquête sur le sujet à l’étude. Celui-ci sera donc fixé au moins deux mois à l’avance, d’accord avec le secrétariat général qui fournira les questionnaires.

    La réussite d’une J. E. exige de nombreux déplacements des propagandistes régionaux pour stimuler et aider le travail d’enquête, pour battre le rappel que de simples convocations n’arrivent évidemment pas à réaliser. Les rapports d’enquête sont rassemblés au sécrétariat régional au moins 10 jours avant la J. E. pour être transmis aux rapporteurs.

    Les J. E. doivent avoir le même esprit, suivre les mêmes méthodes que toutes les réunions Jocistes. Pas de discours mais du travail en commun, sérieux, de la vraie coopération, où chacun reçoit dans la mesure où il donne (voir programme général IVe partie, chap. 3).

    La matinée (de 10 à 12 h.) est réservée à l’étude du premier point. L’après-midi comporte le rapport trimestriel d’activité régionale, le second point à l’étude et une partie récréative. Cette dernière ne peut ressembler en rien à la grande partie des fêtes dramatiques et musicales. Elle ne doit pas être longue d’ailleurs, mais viser

    un résultat nettement positif d’éducation du beau et du bien. Le service éducatif du S. G. y aidera dans toute la mesure de ses moyens.

    6. Récollections et Retraites fermées.

    Dans les circonstances où nous vivons, et dans lesquelles s’exerce notre apostolat, la formation surnaturelle de nos propagandistes et de nos dirigeants est une question capitale. Le recueillement, la réflexion, la prière sont indispensables dans notre vie quotidienne et doivent être périodiquement stimulés et fortifiés. C’est la tâche des récollections trimestrielles et des retraites annuelles.

    Restons-y fidèles coûte que coûte, acceptant de mortifier notre besoin d’agir, pour assurer, par une vie intérieure intense et régulière, l’efficacité de notre apostolat Jociste.

    La date des récollections doit être fixée bien à l’avance de façon à ce que chacun puisse prendre ses dispositions pour être libre.

    Elles ont lieu un dimanche ou jour de fête et comportent une journée entière passée dans un monastère, choisi pour sa situation facilement accessible, son atmosphère de paix, ses facilités pratiques concernant les lieux de réunion et les repas.

    Les adhésions sont demandées à l’avance de manière à prévoir les détails matériels et à éviter les surprises.

    Le Secrétariat Général est averti en temps et procure éventuellement un prédicateur, choisi parmi ceux qui savent s’adapter le mieux à nos besoins de jeunes travailleurs et de propagandistes ouvriers.

    Tous les détails matériels étant bien prévus, on veille surtout à garder aux récollections comme aux retraites un esprit de ferveur et de recueillement.

    7. Les équipes Régionales de Propagande.

    Elles existent dans chaque fédération. Leur but est d’assurer au mouvement des membres connaissant à fond le programme et l’organisation, ayant une formation générale de plus en plus soignée et étant capables de conduire avec aisance les réunions nombreuses qu’exigent la vie et l’extension de la J. O. C.

    Le fonctionnement de ces équipes est assuré avec la collaboration du Secrétariat Général.

    8. Les Secrétariats Professionnels.

    La fédération de Bruxelles a organisé un « Secrétariat professionnel pour jeunes gens »>, s’occupant d’orientation professionnelle, de placement, d’apprentissage, d’enseignement professionnel, du logement des apprentis; de l’aide, du soutien et de la défense des jeunes dans toutes les circonstances de leur vie professionnelle.

    Cet office permanent est installé rue St. Christophe, 19, à Bruxelles-Bourse (Tél. Br. 122,04 et 154,44).

    Il doit servir de guide et de conseil à toute l’activité qui doit être déployée dans ce sens par les autres fédérations pour arriver progressivement à la constitution d’organismes semblables.

    En attendant, le secrétariat professionnel de Bruxelles est à la disposition de tous.

    9. La Bibliothèque Régionale.

    Elle doit mettre à la disposition des membres les livres essentiels et le mieux adoptés aux Jocistes de la région : ouvrages religieux, sociaux, professionnels, scientifiques; prêtés dans des conditions semblables à ceux de la Bibliothèque du S. G.

    Les Sections Locales de J. O. C.

    REGLEMENT D’ORDRE INTERIEUR DES SECTIONS LOCALES.

    Dispositions Générales.

    I. La section locale (ou paroissiale) de J. O. C. est rattachée à la fédération nationale de la J. O. C. par l’intermédiaire de la fédération régionale. Elle adopte les statuts, le programme et les directives de la J. O. C.

    Les membres.

    II. La section est constituée par les jeunes gens de la localité (ou de la paroisse)

    a) sur le point de choisir une profession; 

    b) élèves des écoles professionnelles;

    c) apprentis, jeunes ouvriers ou employés jusqu’après leur service militaire.

    III. Pour être admis il faut :

    a) appartenir à la classe ouvrière et rentrer dans une des catégories mentionnées à l’article II; 

    b) être de bonne conduite;

    c) accepter les statuts, règlements, programme directives de la J. O. C.;

    d) remplir une adhésion, contre-signée, pour approbation, par le président et le secrétaire de la section;

    e) payer le droit d’inscription de 50 centimes.

    IV. Les membres conservent soigneusement leur carte de membre, payent la cotisation hebdomadaire (minimum 25 centimes), portent l’insigne de la J. O. C., lisent l’organe : « La Jeunesse Ouvrière »>, assistent aux réunions et participent en général à toute l’activité de la J. O. C.

    Réunions.

    V. La section se réunit au moins chaque mois, à jour et heure fixes autant que possible, en assemblée générale.

    Cette réunion comporte essentiellement : 

    a) la prière;

    b) l’appel nominal des présents;

    c) le rapport de la séance précédente;

    d) la discussion et l’interprétation des faits intéressants du mois dans la vie professionnelle, sociale ou religieuse;

    e) l’appréciation en commun de notre journal « La Jeunesse Ouvrière »;

    f) une causerie discutée, sur un sujet intéressant la jeunesse ouvrière;

    On y joindra parfois, quand il est possible, des projections lumineuses ou des films;

    g) la communication des directives, ordres du jour, réunions spéciales de la section ou de la région;

    h) le payement des cotisations.

    Directives et Administration.

    VI. La section est dirigée et adminstrée par un comité de 3 à 10 membres.

    VII. Un prêtre-directeur désigné par l’autorité religieuse est attaché à la section. Il en est le conseiller et le guide, et assiste de droit à toutes les réunions.

    VIII. Le comité est élu par vote secret à la majorité simple de voix parmi les membres qui font partie de la J. O. C., depuis 6 mois au moins et dont la candidature aura été approuvée par le directeur-prêtre.

    IX. Pendant les six mois qui suivent la fondation d’une section, celle-ci est administrée par un comité provisoire.

    X. Le comité est réélu chaque année à l’assemblée générale, anniversaire de la fondation de la section. Les membres sortants sont rééligibles.

    XI. Le comité se réunit au moins chaque mois et chaque fois que le directeur-prêtre ou un membre du comité le demande.

    XII.  Cette réunion comporte essentiellement :

    a) la prière;

    b) le rapport de la réunion précédente;

    c) l’examen du dernier numéro paru du « Bulletin des Dirigeants » et de l’activité qu’il comporte;

    d) la préparation de l’ordre du jour et l’organisation de la propagande pour les assemblées générales et les autres réunions locales ou régionales;

    e) l’examen de la marche des sections spéciales, des initiatives à prendre, de la propagande à mener;

    f) l’approbation du rapport écrit du secrétaire sur l’activité mensuelle de la section, à emporter par le délégué au Conseil régional. Détermination de l’attitude à prendre par celui-ci sur les questions à l’ordre du jour du conseil régional, des renseignements, etc… à demander:

    g) l’examen de la situation financière de la section (rentrée des cotisations, compte de la fédération régionale, dépenses, moyens de créer des revenus extra-ordinaires, etc.).

    XIII. Les fonctions au sein du comité se répartissent comme suit :

    Le président : 

    a) préside toutes les réunions de la section;

    b) veille au bon fonctionnement de la section locale et de ses sections spéciales (cercle d’études, messes de communions générales, manifestations religieuses et sociales, récollections et retraites, jeunesse syndicaliste et mutuelliste, caisse d’épargne, clubs, visites, promenades, gymnastiques, sections sportives, etc…);

    c) contrôle des autres membres de comité et les chefs des sections spéciales dans l’exercice de leurs fonctions;

    d) s’occupe spécialement de la propagande générale.

    Le vice-président : aide le président et éventuellement, le remplace.

    XIV. Le Secrétaire: a) prend note des nouvelles adhésions et les adresse au secrétariat général avec le droit d’inscription en timbres de poste ou versement au compte-chèques postaux;

    b) convoque d’accord avec le président en temps utile les membres pour toutes les réunions ordinaires et extra-ordinaires de la section;

    c) prend note des présences aux réunions; 

    d) rédige le rapport de toutes les réunions dans des cahiers spéciaux;

    e) envoie au secrétariat régional le compterendu des réunions importantes, ou au moins chaque trimestre un rapport d’activité pour insertion dans le journal;

    f) remet chaque mois, au délégué quelques jours avant la réunion du conseil régional, un compte-rendu mensuel d’activité précis de la section, approuvé par le comité;

    g) assume soigneusement les travaux de correspondance et en général tout ce qui concerne ses fonctions.

    Le secrétaire adjoint: partage avec le secrétaire les besognes courantes et le remplace au besoin.

    XV. Le trésorier : 

    a) perçoit régulièrement les cotisations des membres; se rend à domicile chez ceux qu’il n’a pas rencontrés lors des séances en se faisant aider, s’il le juge nécessaire par un ou plusieurs percepteurs;

    b) tient régulièrement à jour son cahier de cotisations;

    c) adresse au secrétariat régional avant le 10 du mois le bordereau des cotisations perçues pendant le mois écoulé et la part fédérale (20 centimes par semaine et par membre) en un versement au compte de chèque-postal du trésorier régional; il y joint la liste des démissionnaires éventuels ou des membres exclus de la section;

    d) tient dans un cahier spécial le compte exact et par ordre de date, des cotisations reçues, des parts fédérales versées au Secrétariat régional, de toutes les recettes et dépenses.

    Celles-ci doivent être approuvées par le Comité Les pièces de caisse doivent être conservées: 

    e) dépose obligatoirement les fonds de la section à la Banque Ouvrière Chrétienne adoptée dans la région. Les effets doivent être contresignés par le Président. Le comité décide la somme qui peut rester en caisse pour les dépenses courantes. Si la section est importante le trésorier fait ouvrir un compte de chêques-postaux:

    f) dresse une situation de caisse pour chaque réunion du comité;

    g) recueille et fait parvenir au secrétariat général les souscriptions d’abonnement au journal et au Fonds National de Propagande:

    h) tient à cœur, en toutes circonstances, les intérêts financiers de la section.

    Le trésorier adjoint: aide et remplace éventuellement le trésorier.

    XVI. Les commissaires:

    a) aident les autres membres du comité de leurs conseils et de leur activité;

    b) assument les tâchent extra-ordinaires (conférences publiques, fêtes, excursions, visites, etc..);

    c) s’occupent activement de la propagande.

    Sections spéciales.

    XVII. La Section constitue dans le plus bref délai possible un Cercle d’Etudes pour la formation de l’Elite, spécialement des membres du Comité. On s’inspirera pour son fonctionnement des directives contenues dans le programme général de la J. O. C.

    D’autres sections spéciales sont créées au sein de la section locale selon les besoins et les possibilités Ligue Eucharistique, caisse d’épargne (dotale), Jeunesse Mutualiste, Jeunesse syndicaliste, gymnastique, cercle d’agrément, groupe sportif, section artistique, etc…).

    XVIII. Pour faire partie d’une section spéciale, il faut être effectivement membre de la J. O. C., avoir sa carte de membre, payer la cotisation générale, suivre les réunions d’ensemble et se conformer en tout aux statuts et à l’esprit de J. O. C.

    XIX. Chaque section spéciale est dirigée et administrée par un comité distinct fonctionnant comme il est dit plus haut et dont les membres sont choisis autant que possible en dehors de ceux du comité général de la section, afin de répartir les charges et de procurer à un plus grand nombre de membres l’occasion de se former.

    XX. Les sections spéciales auront des cotisations spéciales suivant leurs besoins. Ces cotisations ne suppriment en aucun cas la cotisation générale, mais peuvent être combinées avec elle.

    XXI. Chaque section spéciale est représentée par un membre aux réunions du comité local. Il a voix délibérative.

    XXII. Les réunions et toutes les initiatives des sections spéciales devront être soumises au comité local. Le président du comité local assiste de droit à toutes les réunions des sections spéciales.

    XXIII. Dans les paroisses et communes où existent d’autres groupements catholiques de jeunesse, la J. O. C. s’entendra avec ceux-ci pour la création des sections spéciales mentionnées plus haut.

    Représentation de la Fédération Régionale.

    XXIV. Le comité local désigne en son sein un délégué au conseil régional par fraction de 25 membres, avec un maximum de 3 délégués. Chaque délégué a un suppléant.

    XXV. Les délégués, effectifs ou suppléants se rendront régulièrement chaque mois à la réunion du conseil régional.

    Ils seront munis:

    a) d’un rapport mensuel écrit du secrétaire, sur l’activité de la section;

    b) du compte des cotisations (si le conseil régional se réunit avant le 15 du mois);

    c) d’un mandat effectif de sa section concernant les points à l’ordre du jour.

    Les délégués transmettent au comité régional les demandes d’assistance professionnelle, syndicale ou juridique, de documentation, de renseignements, de conférenciers, d’imprimés, etc… Ils font part au comité des difficultés particulières rencontrées, des projets importants de leur section et de tous autres faits pouvant intéresser le mouvement.

    Participation à l’organisation générale de la Jeunesse Catholique (A. C. J. B.).

    XXVI. La section de J. O. C. fait partie de l’Association paroissiale ou locale de la Jeunesse Catholique; ou prend l’initiative de la constituer, si elle n’existe pas.

    XXVII. La section de J. O. C. est représentée au comité paroissial ou local de l’A. C. J. B., participe aux réunions d’ensemble de la paroisse, de la localité ou de la région et aux campagnes générales d’action catholique entreprise par l’A. C. J. B.

    Rapports avec les Organisations Ouvrières.

    XXVIII. La section participe aux réunions générales et aux manifestations des organisations ouvrières chrétiennes de la localité et de la région pour promouvoir, de la sorte, la formation sociale des membres et les amener à être des membres actifs de ces organisations.

    XXIX. La section s’abstient de toute activité politique.

    Exclusion des Membres.

    XXX. Sont exclus de la J. O. C. après deux avertissements du président de la section:

    a) les membres en retard de 3 mois, dans le payement de la cotisation;

    b) les membres absents à trois assemblées générales mensuelles consécutives sans avoir fait valoir un motif admissible auprès du secrétaire ou du président;

    c) les membres dont la conduite serait en contradiction avec les statuts et l’esprit de la J. O. C. et porteraient gravement atteinte à la prospérité ou à la réputation du mouvement.

    XXXI. Les exclusions pour motif d’inconduite et tous différends pouvant intervenir à ce sujet sont tranchés par le directeur-prêtre.

    Service Militaire des Membres.

    XXXII. La section organise une réunion pour ses miliciens avant le départ de chaque classe. Elle s’entendra éventuellement avec les sections voisines et avec l’A. C. J. B.

    XXXIII. Le comité reste en rapports intimes avec les membres soldats; leur renseigne le cercle militaire et les groupes de J. O. C. de leur garnison; entretient les liens de camaraderie, par une correspondance régulière.

    XXXIV. — Le secrétaire renseigne le secrétariat régional de l’adresse militaire des membres pour qu’il leur soit adressé le journal et d’autres publications utiles.

    Le service du journal est gratuit pendant toute la durée du service militaire pour les miliciens, membres de la J. O. C. depuis un an, au moins.

    Passage aux Organisations d’Adultes.

    XXXV. Après leur service militaire les membres passent normalement aux organisations ouvrières chrétiennes d’adultes (syndicats, mutualités, ligues ouvrières, caisses d’épargne et de retraite, ligues Eucharistiques, etc…).

    XXXVI. Ce passage peut être retardé : a) quand il n’existe pas d’organisations ouvrières chrétiennes dans la localité et que la J. O. C. ne peut encore fournir le nombre nécessaire d’éléments pour en constituer;

    b) pour les membres dirigeants de la section dont le brusque départ mettrait en péril la prospérité ou même l’existence de la section.

    Dissolution de la Section.

    XXXVII. — La dissolution de la section ne peut être prononcée si plus de deux membres s’y opposent.

    XXXVIII. — La dissolution est soumise au Comité Régional. Celui-ci prendra l’avis du directeur-prêtre de la section.

    XXXIX. Les fonds restant éventuellement en caisse sont versés au Fonds National de Propagande.

    L’ACTIVITE DES SECTIONS LOCALES.

    1. Constitution des Sections.

    Dans les centres où il n’existe aucune organisation de jeunes :

    On cherche deux ou plusieurs jeunes ouvriers et employés, à qui on explique l’esprit et le but de la J. O. C. Ces jeunes gens doivent y voir un immense champ d’action. Avec eux on forme le premier noyau qui se réunit au commencement, chaque semaine pour étudier à fond l’organisation, le programme, l’esprit de la J. O. C. Ils se mettent immédiatement en rapport avec le comité régional ou national.

    Après quelques réunions, on commence la propagande pour des réunions générales et on soigne pour la constitution progressive et le fonctionnement régulier du groupe local.

    Dans les centres où il existe une organisation de jeunes (patronage, cercle, cercle d’études, gymnastique, boys-scouts etc…) :

    Si cette organisation est composée de jeunes ouvriers ou employés, on ne change rien à cette organisation, mais au moyen du noyau qu’on y. forme on tache d’affilier tous les membres à la J. O. C. Et petit à petit, on tiendra une réunion mensuelle en tant que section locale de la J. O. C. Les membres payeront la cotisation prévue, recevront le journal, participeront à l’action générale et spéciale de la J. O. C.

    Là ou l’organisation des jeunes existante est mixte, composée de jeunes bourgeois, étudiants, agriculteurs, ouvriers et employés, on groupe les membres ouvriers et employés en section locale de la J. O. C.

    Dans les écoles professionnelles :

    On tache de trouver, dans chaque année d’étu des, quelques meneurs capables d’entraîner leurs compagnons. On leur explique concrètement le but de la J. O. C., on les met en rapport avec les dirigeants régionaux ou nationaux et avec eux on forme une section de J. O. C. à l’école pro fessionnelle. On crée, dans la mesure du possible, un cercle d’études. On tient une réunion mensuelle de la section. Les externes seront engagés à s’in téresser également à l’activité de la section locale de leur commune ou paroisse. Les élèves des der nières années pourront par la J. O. C. faire le stage imposé par le syndicat pour la jouissance des indemnités syndicales. Des accords existent à ce sujet entre les centrales syndicales et la J.O.C. 

    Inutile d’insister sur l’importance d’une colla boration entre la section de l’Ecole professionnelle et les sections locales de la région, tant au point de vue de l’enseignement professionnel des jeunes ouvriers et employés, qu’au point de vue de la persévérance des anciens élèves après la sortie de l’école.

    2. Recrutement des dirigeants.

    Ce sera souvent au clergé à recruter et à former les premiers dirigeants. Ceuxci peuvent être trou vés soit dans les autres groupements paroissiaux, soit par les rapports personnels des membres du clergé, soit sur les indications ou les suggestions des dirigeants des sections voisines, qui ont pu faire la connaissance de l’un ou de l’autre jeune travailleur dans les usines, les ateliers ou les bu reaux, sur les trains, par des visites ou des rela

    tions personnelles. Ces dirigeants provisoires, ces promoteurs, ces pionniers, devront être aidés efficacement par le clergé. Ils ne seront pas seulement formés par des leçons ou des conférences au Cercle d’Etudes, mais surtout par les enquêtes qu’ils devront faire, par les démarches, les initiatives,, les fonctions mêmes qu’ils devront assumer. Que ces digireants soient des jeunes travailleurs manuels autant que des travailleurs intellectuels.

    3. Recrutement des membres.

    Qu’on ne se trompe pas, la J. O. C. veut organiser tout à la fois l’élite et la masse des jeunes travailleurs. L’Elite doit être formée dans les Cercles d’études, dans les réunions de comité, par des relations personnelles en vue de travailler la masse. Celle-ci doit sentir l’influence de la J.O.C. par les réunions mensuelles, par le journal, par les fêtes, les excursions, les manifestations, par les services organisés et les initiatives prises en vue de l’amélioration du travail et de la vie des jeunes salariés (orientation professionnelle, placement, caisses dotales, mutuelles, sections syndicales, bibliothèques, etc…). La carte de membre, les cotisations, l’insigne, le journal qui deviendra hebdomadaire, doivent rappeler à tous, leurs qualités, leurs devoirs de membres de la J. O. C.

    Les écoles professionnelles, les patronages, les gymnastiques, les cercles dramatiques, toutes les œuvres groupant des jeunes travailleurs devront être amenées progressivement à affilier ceux-ci à la J. O. C.

    Ces œuvres ne perdent ainsi rien de leur autonomie. La J. O. C. ne s’immiscie aucunement dans la vie intérieure de ces œuvres. Mais leurs membres, jeunes travailleurs, participent à la vie de la J. O. C., dont ils forment une section. Ne perdons pas de vue les 300.000 jeunes travailleurs et travailleuses de Belgique. C’est eux tous, que nous devons amener à la J. O. C. progressivement.

    Dans le recrutement de la masse, les dirigeants devront souvent être aidés par les membres du clergé pour entrer en contact avec les groupements de jeunesse existants, avec les écoles, avec les groupements d’adultes dont les enfants doivent être enrôlés dans la J. O.C. Ce recrutement suppose d’ordinaire des démarches préliminaires ou parallèles pour ménager les susceptibilités, pour faire comprendre l’œuvre nouvelle, pour obtenir la collaboration des instituteurs ou des dirigeants d’œuvres d’adultes.

    Pour faciliter cette collaboration il serait utile a) que des conférences sur la J. O. C. puissent être données aux instituteurs de chaque région, aux élèves des écoles normales, aux parents des enfants qui vont à l’école libre, aux membres des groupements d’adultes; b) que des conférences très simples puissent être données aux élèves pendant la dernière année scolaire sur la nécessité du choix d’un métier, d’un bon placement, d’une organisation d’aide et de soutien; c) que pour les écoles où ces conférences ne peuvent être données, on recherche la liste des enfants pour permettre la propagande à domicile, ou l’envoi aux parents, de circulaires ou d’invitations à des conférences sur ces points.

    Le recrutement dans toutes les écoles professionnelles libres doit pouvoir se faire d’une façon intense. Tous les élèves devraient faire partie de la J. O. C. Les écoles professionnelles libres devraient être des pépinières de dirigeants pour la J. O. C.

    Le recrutement des jeunes gens qui sont déjà au travail doit se faire par l’effort combiné des visites à domicile, des invitations aux séances, des soirées et conférences, des envois de journaux, de la propagande dans les ateliers, les usines, les trains, etc…

    Pour assurer un bon recrutement il faut :

    a) soigner d’une façon particulière l’esprit, le caractère et la formation du premier noyau de la section locale. Cette élite doit être composée de jeunes travailleurs, formés à l’esprit d’apostolat; voulant pour la J. O. C. faire les sacrifices et les efforts nécessaires, comprenant le but, l’esprit et les méthodes de la J. O. C.;

    b) rejeter sans hésitation les vicieux, les corrupteurs, ceux qui voudraient travailler à détruire la bonne entente, l’amitié et l’œuvre ellemême de la J. O. C.;

    c) tenir compte des milieux différents quant aux pratiques religieuses requises lors de l’affiliation des nouveaux membres, et mêmes des autres conditions à leur imposer. Faut-il exclure ceux qui ne pratiquent pas régulièrement? Faut-il admettre les syndiqués socialistes? Nous pensons que pour la masse il ne faut pas être trop exigeant au début. La J. O. C. est une école où l’on forme lentement mais méthodiquement à la vie, à l’action et à l’apostolat Catholique. Exclure de cette école ceux qui après quelques mois ou une année d’apprentissage, donneraient peut-être les résultats les plus magnifiques, ce serait douter de l’efficacité de notre méthode d’action. Des jeunes socialistes, des jeunes travailleurs qui par ignorance ou par entraînement avaient abandonné les pratiques religieuses, sont devenus souvent après quelque temps, des exemples admirables de générosité, de dévouement, d’audace dans la conquête de leurs compagnons.

    4. Affiliation.

    Elle devra être demandée par un bulletin d’adhésion. Ces formulaires, fournis par le secrétariat régional ou national, sont remplis avec soin. et d’une façon complète, puis adressés au secrétariat général, accompagnés du droit d’inscription de 0,50 fr. en timbres postes ou en un virement postal.

    Les cartes de membres sont adressées aux sections locales par l’intermédiaire des fédérations. régionales intéressées.

    Les cartes perdues sont remplacées contre envoi d’une nouvelle formule d’adhésion portant la mention apparente « Duplicata ». Le droit d’inscription doit être payé à nouveau.

    5. Cotisations.

    La cotisation minimum est de 25 centimes par semaine. Cette cotisation se décompose comme suit : 5 centimes pour la caisse locale, 10 centimes pour la caisse régionale, 10 centimes pour le Secrétariat Général. Celui-ci assume les frais du journal, du Bulletin des dirigeants, de la propagande et de l’administration centrale.

    La cotisation est un des éléments essentiels dans l’organisation. Son paiement régulier par tous les membres doit être le souci constant des comités.

    La cotisation doit assurer l’indépendance financière et par conséquent morale du mouvement; mais elle a, en plus, une valeur éducative indéniable.

    On n’apprécie pas une organisation pour laquelle on ne consent à aucun sacrifice. On ne peut davantage en être légitimement fier.

    La cotisation Jociste préparera les jeunes travailleurs aux cotisations, plus importantes encore, des organisations sociales auxquelles ils doivent progressivement s’affilier.

    La perception des cotisations se fait par le trésorier local en suivant avec exactitude le § XV du règlement. Un timbre de cotisation édité par le S. G. et fourni par les fédérations régionales sert de quittance et s’applique avec soin à l’inté rieure de la carte de membre.

    Il est indispensable que le bordereau des cotisations fédérales (0,20 fr. par semaine et par membre) soit envoyé à la fédération régionale peu après la fin du mois écoulé et en tous cas avant le 10 du mois suivant.

    6. Le Comité.

    La constitution de celui-ci doit être assurée avec soin. Il ne faut pas de comité nommé d’office. Après avoir insisté sur le sérieux que la question comporte et fait les suggestions jugées utiles, l’élection du comité doit se faire par voie de vote conformément aux statuts et règlements. De cette façon le comité élu et les membres sont plus conscients de leurs responsabilités respectives au sein du groupe.

    Le comité doit se réunir régulièrement, étudier et suivre, plus encore dans leur esprit que dans leur lettre, les statuts, les règlements, les mots d’ordre régionaux et généraux de la J. O. C.

    Le comité est véritablement le cerveau, le moteur de la section. Chacun doit y avoir sa responsabilité bien établie sans que la collaboration fraternelle, indispensable entre tous les dirigeants, puisse en souffrir.

    7. Le Cercle d’études.

    Sans lui, une action profonde et durable est impossible. Au début, souvent le C. E. et le comité s’identifient. Petit à petit d’autres membres viennent s’y ajouter. Sans exagérer les exigences, il ne faut pas sacrifier l’esprit et le travail profond du C. E. au nombre de membres. On peut faire un C. E. excellent à trois ou quatre; à condition d’adopter la méthode qui convient. Cette méthode est développée d’une façon succinte dans le programme et fait l’objet d’études constantes au Bulletin des dirigeants. Les membres et plus particulièrement les directeurs-prêtres doivent s’en pénétrer, y revenir toujours, ne pas se laisser décourager par des insuccès momentannés ou des difficultés passagères.

    Le Cercle d’Etudes ne peut pas se contenter de leçons et de conférences. Il doit employer la méthode de l’enquête, de la monographie, avec questionnaire et discussions des résultats, examen des causes et des remèdes. Même l’étude de la doctrine Catholique doit se faire de cette façon. Les membres collaborent à la recherche des faits, des causes et des remèdes et le Directeur les aide pour orienter, corriger, mettre au point et résumer les résultats. Qu’on n’abandonne pas le Cercle d’Etudes pour les difficultés du début. Il faudra tatonner et chercher peut-être longtemps, mais on finira par s’adapter à la mentalité des jeunes travailleurs et par les mettre en branle, pour qu’ils parlent, cherchent et agissent au sein du Cercle d’Etudes et en dehors des réunions. C’est là le but réel du C. E.: former des meneurs, des propagandistes, des dirigeants, qui savent, veulent et osent.

    8. Les lectures.

    Pour tous les membres et plus particulièrement pour les dirigeants, la lecture éducative doit être considérée comme indispensable.

    Souvent en réunion, dans des entretiens particuliers on doit y revenir pour stimuler, guider, encourager.

    Le comité prendra l’initiative de faciliter de toute manière l’usage des bibliothêques publiques catholiques et des bibliothèques Jocistes centrales et régionales.

    Progressivement la section elle-même se procurera les livres essentiels, d’usage courant; en s’inspirant des directives du Bulletin des dirigeants et des conseils du Secrétariat Général.

    9. Les assemblées générales.

    Elles ont lieu au moins mensuellement et la propagande nécessaire est faite pour assurer le plus de présences possibles.

    On veillera à conserver à ces séances le même esprit qu’au C. E. On y sera encore plus simple, plus vivant, plus varié, plus concret, moins exigeant aussi.

    Pour que les membres soient fidèles aux assemblées générales de nos sections, il est nécessaire que le jour et l’heure soient à la convenance de la majorité des membres. Informons-nous des soirées occupées par des cours, le travail par équipe ou d’autres occupations. En été, les réunions réussissent d’habitude mieux en semaine que le dimanche. Elles ne doivent pas nécessairement être aussi nombreuses qu’en hiver.

    L’essentiel est leur préparation sérieuse.

    Une réunion préliminaire est indispensable à moins que l’on ne consacre à cette préparation une séance de C. E.

    L’ordre du jour mentionné au règlement d’ordre intérieur ne peut pas être abandonné. Il permet autant de variété et de vie que l’on désire et assure toujours le minimum indispensable.

    Le commentaire des faits doit être préparé en détail. La chronique de quinzaine du journal peut utilement servir, mais on ne doit pas s’en contenter et négliger la vie quotidienne des camarades; les évènements de l’usine, de la localité, de la région, etc… Ces commentaires doivent tendre, chaque fois qu’ils s’y prêtent, à mettre en lumière notre programme, à le faire pénétrer plus intimement, par ces faits et ces exemples, dans l’esprit de nos camarades et dans leur vie quotidienne. Nous y trouverons de puissants arguments aussi, pour le faire valoir autour de nous et pour le défendre.

    Pour mettre plus de vie aux réunions, que les faits à commenter soient répartis entre les membres du comité ou du C. E., de manière à ce qu’eux au moins aient tous quelque chose à dire et amènent par là les autres membres à une collaboration semblable et spontanée.

    La causerie devra, autant que possible être soumise et discutée également à la réunion préparatoire. Parfois le sujet pourra être réparti entre deux ou trois rapporteurs; le sujet et la documentation pourront être toujours puisés dans le B. D., le Journal, les revues sociales et religieuses et les ouvrages recommandés chaque mois au B. D. Toujours il faudra tendre à avoir des faits, des exemples à ajouter aux idées, aux principes. Cela donne aux causeries un caractère personnel, très formatif pour ceux qui les font et beaucoup plus « prenant » pour ceux qui écoutent.

    Une partie récréative suivra habituellement chaque assemblée générale. Aux jeux habituels, on ajoutera fréquemment des causeries avec projections sur des sujets scientifiques, historiques ou artistiques.

    On fera appel au Service Educatif pour obtenir de bonnes chansons, des déclamations, des monologues.

    Tout sera mis en branle pour attirer les membres, pour les instruire, les éduquer, les distraire honnêtement; pour faire en sorte que la J.O.C. prenne effectivement une place dans leur existence; qu’ils soient fiers d’en être, soucieux de vivre de plus en plus l’idéal Jociste.

    10. Sections et Services spéciaux.

    Une section locale de J. O. C. aurait la vie difficile et serait loin de remplir sa mission sans une action de plus en plus intense, dans tous les domaines qui touchent la vie des Jeunes travailleurs.

    Des sections spéciales seront donc créées progressivement après une étude sérieuse par le comité de l’utilité, de la possibilité, des circonstances et du plan d’action.

    Il faut, en commençant, un minimum de certitude d’aboutir à un résultat. Il peut être modeste au début pourvu qu’il soit réel et positif.

    Il est indispensable, avant de lancer une affaire, de prendre avis à la fédération régionale, au Conseil régional, au Secrétariat Général.

    Nous ne devons admettre à aucun prix et en rien, cet esprit particulariste, cette sotte vanité qui ne juge avoir besoin des conseils de personne et veut faire à sa guise toujours et avant tout.

    Un esprit large, de confiance mutuelle, de collaboration, de discipline n’entrave en rien l’expansion de toutes les initiatives. Elle les aide. tout au contraire, à se développer plus amplement, plus surement. Elle nous fait tirer profit de l’initiative et de l’expérience des autres. Elle assure enfin à la J. O. C. toute entière cette cohésion, cette unité de vie qui fait, de l’avis de tous, sa puissance irrésistible de conquête.

    Avant d’entamer une action nouvelle il faut encore un ou des responsables. Il faut que dans la section on ait trouvé un ou plusieurs membres qui ont les capacités indispensables, la tenacité persévérante pour mener à bien l’action entreprise, dans un esprit vraiment Jociste; sachant faire abstraction de leur spécialité et encore bien plus de leur personne, devant l’intérêt général du mouvement.

    La formation de ces chefs, c’est dans le cercled’études bien conçu, qu’elle se fera. On peut juger de la valeur d’un Cercle d’Etudes, aux hommes d’action qu’il lance, trempe, encourage, soutient et perfectionne.

    Il faut éviter à tout prix que les sections spéciales, surtout celles qui ont rapport à la distraction, n’absorbent une trop grande part de l’activité du groupe. Chacune doit garder la place qui lui revient.

    Les jeunes ne doivent pas tenir uniquement à la J. O. C. par l’attrait d’une dramatique ou d’un cercle sportif.

    Le règlement d’ordre intérieur insiste, dans ce but, sur l’obligation pour tout membre d’une section spéciale d’être avant tout en règle avec l’organisation générale; d’avoir sa carte de membre, de payer la cotisation générale, de lire le journal, d’assister aux assemblées générales, de porter l’insigne.

    Dans la création et la vie des sections spéciales il est indispensable de tenir compte des circonstances paroissiales ou locales. Evitons à tout prix pour autant que cela dépend de nous, la dispersion d’efforts, les concurrences, les animosités entre nos groupements catholiques.

    Les circonstances locales sont tellement diverses qu’il n’est pas possible de donner des règles générales. Ce qui importe avant tout c’est d’agir avec un esprit vraiment apostolique et désintéréssé.

    Faire le maximum de bien, tel est le but. Pour y arriver il faut, non seulement dans la J. O. C. mais entre tous les groupements d’action catholique de l’entente et de la cohésion. Si, malgré tout, des difficultés surgissent, qu’elles soient solutionnées rapidement par un comité d’arbitrage composé de commun accord.

    Le comité de la section soumettra en même temps le cas à la fédération régionale de J. O. C. Nous faisons suivre quelques notes brèves sur les principaux services et sections à organiser. Chacun de ceux-ci fera l’objet d’études spéciales qui paraitront progressivement dans les « Editions Jocistes ».

    11. L’épargne.

    Le mot d’ordre a été donné dès le début : « Dans chaque section de J. O. C. une section d’épargne; chaque Jociste un carnet. »

    Toutes ces sections sont obligatoirement rattachées à une de nos banques ouvrières chrétiennes régionales (Liège-Charleroi-Mouscron) ou, s’il n’en existe pas dans la région, à la « Banque ouvrière de Bruxelles » (rue Plétinckx, 19).

    Pour obtenir la constitution d’une section, il suffit d’adresser la demande à la fédération régionale de J. O. C. et tous les imprimés nécessaires sont expédiés sans retard.

    Parfois, il suffira de s’entendre avec la ligue ouvrière paroissiale ou locale ayant une section d’épargne.

    Une sous-section est constituée au sein de la J. O. C. et on diminue de la sorte les frais d’administration et les responsabilités.

    Le chef de section doit être choisi avec clairvoyance. Il doit avoir de l’ordre et jouir de la confiance de tous les membres.

    Les opérations, versements ou retraits, se feront lors des séances de J. O. C.; mais dans une place, ou tout au moins, à une table spéciale, de manière à assurer une parfaite discrétion. II ne faut pas que l’on puisse savoir d’une façon ou d’autre ce qu’un tel a versé ou à combien se monte son avoir.

    Pour former et développer l’esprit d’économie et de prévoyance on profitera de toutes les occasions pour en parler. Aux assemblées générales on fera rapport sur les opérations faites par la section, par la fédération régionale, par nos banques ouvrières. On interprètera les articles paraissant au journal ou B. D. ou dans d’autres publications.

    12. « La Jeunesse Syndicaliste ».

    La J. O. C. doit être ardemment syndicaliste. Le programme et l’organisation syndicale chrétienne doivent être étudiés souvent et à fond dans les C. E. et aux assemblées générales.

    Nous n’obtiendrons certes pas que tous les Jocistes entrent immédiatement au syndicat chrétien. Pour certains, il faudra former d’abord de solides convictions religieuses et sociales. Alors, les obstacles sur le terrain syndical, qui paraissent parfois insurmontables, seront décidément vaincus. En attendant, il faut même tolérer que certains Jocistes soient affiliés au syndicat socialiste, au syndicat dit « National » ou « neutre »; à moins bien entendu qu’ils s’en fassent les propagandistes. Certains subissent une véritable tyrannie, à laquelle il leur est très difficile, impossible même de se soustraire; presque tous ont besoin d’une formation préalable.

    Ceci n’empêche aucunement une sérieuse action syndicale au sein de nos groupes. Des accords existent entre les centrales syndicales et la J.O.C., établissant des barêmes spéciaux de cotisations pour les jeunes.

    Il suffit de consulter la fédération régionale de J. O. C. pour obtenir tous les renseignements nécessaires. Quelques membres s’affilient d’abord individuellement; puis, petit à petit se constitue la section syndicale, la « Jeunesse syndicaliste », rattachée à la section syndicale d’adultes de la localité; ou, s’il n’en existe pas, à la fédération régionale des syndicats chrétiens.

    La section de J. S. participe activement à l’action et aux réunions syndicales de la localité et de la région. Elle a aussi son organisation propre, son comité. Les cotisations sont perçues lors des réunions Jocistes ou à domicile; la propagande, parmi les jeunes surtout, est menée avec méthode et persévérance au sein de la J. O. C. et en dehors.

    Cette action et cette organisation syndicale des jeunes est d’ailleurs soutenue, coordonnée, renforcée par les fédérations régionales de J. O. C. d’accord avec les fédérations régionales de syndicats.

    Des conditions spéciales existent pour les écoles professionnelles.

    13. — « La Jeunesse Mutualiste ».

    L’action de la J. O. C. dans ce domaine sera surtout préventive. Elle veillera à une éducation hygiénique sérieuse des Jeunes travailleurs, par des conférences, des films, des démonstrations: elles organisera des exercices physiques, des excursions, des vacances au grand air etc.

    L’affiliation des jeunes à la mutualité n’en reste pas moins indispensable. Dès l’âge de 14 ans la Mutualité familiale cesse de les garantir. Ils doivent s’affilier personnellement.

    Une section de « Jeunesse Mutualiste » établie au sein de la J. O. C. d’accord avec la mutuelle locale dont elle est une section, facilite l’organisation et la propagande.

    La cotisation est perçue aux réunions Jocistes, un comité spécial est constitué où se préparent, par l’exercice quotidien, les futurs administrateurs, les propagandistes les plus zélés de nos mutualités chrétiennes.

    Si l’organisation pratique doit s’adapter aux circonstances locales très diverses, l’idée doit être poursuivie avec énergie, à notre époque surtout où la mutualité en général prend une expansion énorme et où les jeunes portent la responsabilité de tout l’avenir de notre mouvement mutualiste chrétien.

    L’application de la loi sur la pension obligatoire se rattache intimement à la mutualité. Les sections envisageront pour chacun de leurs membres et au temps voulu, les démarches à faire, les formalités à remplir. La J. O. C. doit participer activement à la propagande générale en faveur des caisses de retraite de nos mutuelles chrétiennes.

    14. Les réunions récréatives.

    Assurer aux loisirs des Jeunes travailleurs, une occupation reposante, distrayante, éducative, telle est une des responsabilités de nos sections.

    Qu’il y ait autant que possible un local propre et gai où les membres puissent passer agréablement ensemble les longues soirées des dimanches d’hiver et vers lequel ils puissent même se rendre en semaine, avec la certitude d’y rencontrer des camarades et de pouvoir avec eux faire une partie de cartes, de dames, de bac ou de billard, tout en causant.

    Les Jocistes ne doivent pas reculer devant la tâche parfois difficile, de remettre eux-même une salle en état; chacun y apportant ses capacités professionnelles ou plus souvent encore ses qualités de débrouillard, pour faire bien et beau à peu de frais.

    A ces « clubs » Jocistes on pourra facilement amener des camarades d’usine ou de voisinage que des réunions sérieuses effaroucheraient et qui subissent ainsi insensiblement l’influence du milieu où le Comité et le C. E. s’ingénient à mettre beaucoup d’intimité, de franche camaraderie, de joie sereine.

    La masse, ce n’est qu’ainsi, par une action personnelle, progressive, persévérante, que nous arriverons à la conquérir, et cette volonté inlassable de conquête doit être ancrée profondément dans l’âme de nos chefs, transparaître dans tous les gestes, dans toutes les paroles de leur vie de tous les jours.

    Des initiatives multiples pourront être prises dans le domaine des distractions éducatives auxquelles doivent viser les sections: Concours de jeux, fêtes dramatiques et musicales, gouters intimes etc… En été ce seront des excursions, des visites, des voyages, des jeux de plein air, tels les quilles, le crossage, etc. La gymnastique et les sports trouveront leurs amateurs enthousiastes.

    Parmi tout cela il faudra choisir, ne pas vouloir trop entreprendre, garder le bon esprit surtout et ne considérer jamais comme but ce qui n’est que moyen.

    15. Les réunions publiques.

    Elles sont nécessaires pour faire connaître la J. O. C. au public, aux jeunes que nous ne pourrions atteindre autrement, aux parents surtout. Elles sont pour la J. O. C. des occasions d’éduquer ses membres, de leur inculquer, par le travail d’organisation et de propagande que nécessitent les séances, l’esprit d’initiative, de responsabilité, de discipline, de générosité. Elles les compromettent devant la population de la paroisse et de la localité. Elles les rendent fiers de leur mouvement et leur inspirent confiance dans les fruits possibles de leur action conquérante sur la masse.

    Il importe que ces réunions publiques soient parfaitement organisées; qu’elles aient un caractère nettement éducatif. Le programme doit comporter une causerie avec projections lumineuses de préférence. Les pièces dramatiques, les monologues, les chansons, la musique seront choisis avec gout et l’on évitera les scènes grivoises ou seulement idiotes de cabaret, de chambrée ou de salle de police.

    Parce que nos auditoires ouvriers s’amusent et font un bruyant accueil à ces productions idiotes de pochards et de gendarmes, l’on croit assez généralement que nos travailleurs sont incapables de gouter les choses vraiment belles. C’est un jugement parfaitement faux et l’expérience le démontre suffisamment. Il y a moyen de joindre des choses très gaies à d’autres qui sont sérieuses, sans nuire aucunement à l’esprit de ces réunions qui doivent rester bien Jocistes. Le service éducatif du Secrétariat Général aide, dans toute la mesure où il le peut, à atteindre ce résultat.

    Le ministère des sciences et des arts, la majorité des provinces et centaines communes subsidient largement ces séances éducatives. Nos groupes peuvent et doivent profiter de ces subsides qui sont très importants. Les féd. régionales de J. O. C. et le service éducatif fournissent tous renseignements à ce sujet (1).

    Nous rappelons ici qu’en vertu d’une décision du Conseil National, 25 % des bénéfices nets éventuels de toutes les séances publiques, sont à verser au Fonds National de Propagande.

    Note

    (1) Nous recommandons à nos amis la brochure « Les conférences populaires », éditée par le secrétariat général de l’A. C. J. B., 126, rue de Tirlemont à Louvain. (Chèq. post. : A. Brohée 97.76.)

    16. La vie paroissiale.

    La section de J. O. C., vivant et agissant dans le cadre de l’association paroissiale de Jeunesse Catholique et des autres œuvres religieuses et sociales de la paroisse, doit former les jeunes travailleurs à l’esprit paroissial et les faire participer activement à la vie paroissiale.

    Le manque d’organisation, d’organisation spéciale, adaptée, est la cause fondamentale de la défection religieuse de la masse des jeunes travailleurs et des travailleurs en général.

    La J. O. C., dans son action locale, régionale et nationale, fait donc essentiellement œuvre religieuse et paroissiale.

    Cette restauration religieuse et paroissiale dans le peuple est une tâche de longue haleine et qu’il faut réaliser progressivement.

    Dans nos sections de J. O. C. on veille d’abord à former une mentalité à l’élite et à la masse. En plus de l’éducation religieuse générale dont il n’est pas directement question ici les jeunes travailleurs seront davantages intéressés à la vie paroissiale, au diocèse, à l’Eglise toute entière dont la paroisse est la cellule organique, dont les chrétiens sont les membres libres et volontaires.

    La Ste Messe, la liturgie, les sacrements seront expliqués d’une façon vivante, avec leur histoire merveilleuse des premiers siècles de l’Eglise, au temps des catacombes et des martyrs; et plus tard, lors de l’expansion au grand jour, dans toute la splendeur des cathédrales et de la vie publique toute entière du moyen-âge.

    Pour l’élite d’abord, puis progressivement pour la masse la participation à la vie paroissiale est encouragée par l’assistance en groupe, aux cérémonies, processions, manifestations religieuses. La fierté chrétienne est stimulée continuellement non seulement par des paroles, mais par des actes conscients, libres, voulus.

    L’usage du missel, la participation de la J. O. C. aux communiales générales, récollections et retraites, est encouragée avec instance, mais sans décourager personne, laissant chacun agir sans contrainte.

    Les règlements d’ordre intérieur et les notes qui précèdent, règlent la collaboration de la J. O. C. aux autres groupements paroissiaux. Cette collaboration doit être effective, enthousiaste. Il faut que la paroisse soit vraiment la grande famille chrétienne ou chacun remplit sa fonction propre sans doute mais avec un large esprit de fraternité chrétienne.

    Enfin les Jocistes et particulièrement les dirigeants, doivent témoigner d’un grand respect et avoir une entière confiance dans les prêtres chargés de la direction de la paroisse et des œuvres. Ils sont nos guides et notre devoir est de les aimer profondément, de suivre leurs conseils, de les aider dans la lourde tâche qui leur incombe.

    Dans nos milieux de travail où l’action de l’Eglise et du prêtre est devenue impossible, nous avons vraiment, propagandistes de J. O. C., une mission sacerdotale. Nous sommes là, les vrais et seuls intermédiaires possibles entre Dieu et les âmes.

    17. La vie régionale et générale.

    Chacun des chapitres de ce manuel et particulièrement le programme général, montrent clairement l’insuffisance absolue de l’organisation paroissiale pour le relèvement intégral des jeunes travailleurs et pour la vie paroissiale elle-même.

    Les sections locales doivent tenir d’une façon absolue aux réunions, à l’organisation, à la discipline fédérale. L’expérience montre que partout ou la section locale est le plus en contact avec l’ensemble du mouvement, c’est là qu’elle produit le plus de fruits, au point de vue strictement paroissial.

    Il faut que tous les Jocistes aient cette conscience, cette fierté d’appartenir à une armée vaste, puissante, admirée et respectée, audacieuse et conquérante. Il faut qu’ils soient convaincus que le plus humble de leurs efforts prend une signification et une efficacité merveilleuses parce qu’il se confond avec des milliers d’autres, dans l’âme commune, dans l’idéal commun, dans le « bloc » imposant de l’organisation Jociste.

    ANNEXES

    A) ACTE D’AFFILIATION DE LA J. O. C. à l’A. C. J. B.

    adopté par le Conseil Général de l’A. C. J. B. le 29 déc. 1924 et par le Congrès National de la J. O. C. les 18 et 19 avril 1925.

    1° La J. O. C. s’affilie à l’A. C. J. B., à tous les degrés de son organisation nationale, régionale et paroissiale;

    2° Cette affiliation implique de la part de la J. O. C.:

    a) L’adhésion aux statuts de l’A. C. J. B. et au règlement d’affiliation des fédérations spéciales à l’A. C. J. B.

    Ces statuts et règlements comportent notamment les points suivants :

    Soumission directe et totale à l’autorité ecclésiastique compétente;

    Indépendance organique à l’égard de tout parti politique;

    Union fraternelle et effective entre tous les jeunes catholiques, à quelque catégorie et à quelque groupement qu’ils appartiennent.

    b) La participation à la constitution, à la vie et à l’activité des groupes et des fédérations de 1’A. C. J. B., spécialement des associations paroissiales. Cette participation se manifestera notamment dans les réunions ainsi que dans les campagnes générales de l’A. C. J. B. à tous les degrés de son organisation;

    c) L’admission d’un représentant de l’A. C. J. B. dans le Comité de rédaction des organes de la J. O. C.;

    d) Le paiement d’une quote-part de cotisation à l’A. C. J. B.

    30 L’A. C. J. B. s’engage de son côté : a) A promouvoir la fondation et la propagande de la J. O. C. dans tout le pays;

    b) A accorder aux délégués de la J. O. C. une représentation équitable au sein de chaque conseil ou comité d’A. C. J. B. (local, régional, ou national);

    c) A respecter l’autonomie de la J. O. C.;

    d) A collaborer à la Jeunesse Ouvrière et au Bulletin des Dirigeants, organes officiels de la J. O. C., et à se faire représenter dans leurs comités de rédaction;

    e). A admettre un représentant de la J. O. C. dans les comités de rédaction des organes de 1’A. C. J. B.;

    f) A reconnaître que l’affiliation à la J. O. C. marque par le fait même, pour un membre de celle-ci, son affiliation à l’A. C. J. B. La carte de membre de la J. O. C., la cotisation de la J. O. C., l’insigne de la J. O. C., rappelant l’insigne de l’A. C. J. B., tiennent lieu, pour les  jeunes travailleurs, de carte de membre, de cotisation et d’insigne de l’A. C. J. B.

    4° Tous les cas non prévus à la présente convention, ainsi que toutes les difficultés pouvant surgir entre les sections ou fédérations de l’A. C. J. B. et de la J. O. C. seront résolus à l’amiable par décision commune des deux comités nationaux.

    B) LA FEDERATION NATIONALE DES PATRONAGES ET LA J. O. C.

    Dans sa séance du 6 juillet 1925, le comité de la F. N. P. a adopté le vœu suivant :

    « Le Comité Général voit, avec grande satisfaction, s’organiser avec succès la Jeunesse Ouvrière Chrétienne.

    Il engage les patronages de jeunes gens à organiser, pour les aînés de leurs membres qui appartiennent à la classe ouvrière ou qui s’apprêtent à entrer à l’atelier, ou à l’usine, ou au bureau, une section de J. O. C. ou, si un groupement paroissial de J. O. C. est établi, en dehors du patronage, d’engager ces jeunes gens à s’y inscrire et à être des membres d’élite de ces groupements locaux ».

    « NOS ŒUVRES ».

    Revue mensuelle pour Dirigeants de Patronages, éditée par la Fédération Nationale des Patronages de Belgique.

    Secrétariat: rue de Ruysbroeck, 65, à Bruxelles.

    Prix d’abonnement: 7.50 fr. l’an, pour la Belgique. 12 fr. l’an, pour l’étranger. Compte-chèques postaux: 104.079 (Féd. Nat. des Patronages).

    « Nos Oeuvres » en est à sa 3° année d’existence; la faveur avec laquelle la Revue a été accueillie dans le monde des hommes d’œuvres fait présager l’influence bienfaisante qu’elle ne peut manquer d’exercer en Belgique.

    Elle répond d’ailleurs à un besoin indiscutable de l’heure présente.

    Son premier but est d’aider, de rendre service, en proposant aux Directeurs d’œuvres de Jeunesse les méthodes reconnues comme les meilleures, pour avoir fait leurs preuves; son second but est d’établir entre les Patronages de Belgique une vivante communion d’idées et d’action et conséquemment, de leur donner un rendement plus grand et plus durable.

    Faut-il ajouter que « Nos Œuvres » est affilié à l’Association Catholique de la Jeunesse Belge et entretient les meilleurs rapports avec la Jeunesse Ouvrière Chrétienne.

    LES SECRETARIATS REGIONAUX DE J. O. C.

    ARLON : rue du Luxembourg, IOI.

    Tél. : 185.

    Permanence :

    Chèq. Post. : 123.087 (A. Renauld).

    BRUXELLES: rue Plétinckx, 19.

    Tél.: 154.44. Chèq. Post. 105.963 (P. Garcet). Permanence: tous les jours de 9 à 12 et de 14 à 20 h.

    CHARLEROI

    Tél.: 1729.

    –

    Grand’ rue, 211.

    Chèq. Post. :

    Permanence mardi et jeudi de 17 à 19 h.

    CINEY: rue des Champs, 20.

    Tél.: 4. Permanence à 12 h.

    Chèq. Post. :

    jeudi de 19 à 20 h.; dimanche de 11

    HUY rue de Namur, 20.

    Tél.: 133.

    Permanence: lundi de 17 à 21 h.

    Chèq. Post.: 772.15 (M. Jacques).

    Chèq. Post. : 163.04 (P. Scarmure).

    LA LOUVIERE: rue A. Warocqué, 86.

    Tél. :

    Permanence: tous les jours de 18 à 20 h.

    LIEGE: boulevard de la Sauvenière, 118.

    Tél. : 2508. Chèq. Post. : 137.259 (J. Teheux). Permanence : lundi de 17 à 20 h.

    MONS: rue de Nimy, 63.

    Tél. :

    –

    Chèq. Post. : 141.911 (P. Grouy). Permanence: mardi et jeudi de 19 à 21 h.

    MOUSCRON: rue S. Pierre, 52.

    Tél. : 246. 11

    Chèq. Post. 145.041 (J. Liétard). Permanence: le dimanche de 10 à 12 h.

    NAMUR place l’Ilon, 21.

    Namur). Tél.: 403.- Chèq. Post. : 153.285 (Féd, rég. J. O. C.

    Permanence: le mercredi de 13 à 21 h.; les autres jours de 8 à 12 et de 13 à 15 h.

    222-

    NIVELLES: rue Ste Anne, 12.

    Tél. : 189.

    Chèq. Post.: 93.861 (A. Langlet). Permanence mardis et jeudis de 9 à 16 h.

    TOURNAI : réduit des Dominicains, 9.

    Tél.: 567.- Chèq. Post. 156.385 (F. Beyls). Permanence lundi, vendredi, samedi de 19 à 21 h.

    VERVIERS: place des Martyrs, 138.

    Tél.: 2.190. Chèq. Post.: 391.25 (H. Vaessen). Permanence: 2 et 4° lundi de 19 à 21 h.

    VIRTON: avenue Bouvier, 13.

    Tél. :

    Chèq. Post.: 210.81 (L. Fontaine).

    Permanence lundi de 16 à 18 h.

    WAREMME: rue de Huy, 17.

    Tél.: 99.

    Chèq. Post.: 80.200 (F. Decourcelles).

    Permanence mercredi de 14 à 22 h.

    FEDERATION NATIONALE DES BOURSES LIBRES DU TRAVAIL DE BELGIQUE.

    19, rue Plétinckx, Bruxelles.

    Tél.: 122.04.

    Compte ch. post. : 1040.63.

    Président M. DEFOURNY Maurice, professeur à l’Université de Louvain.

    Secrétaire général : M. VAN AVERMAET Paul, rue Plétinckx, 19, Bruxelles.

    Bourses affiliées :

    1. ANVERS, (bureau principal),

    Nationalestraat, 109 mixte

    Tél. : 1169.

    Bureaux auxiliaires :

    CONTICH, Magdalenastraat, II mixte

    Tél. Hove: 159.

    EECKEREN, Steenstraat, 40 mixte

    Tél. Cappellen: 6.

    MERXEM, Bredabaan, 262 mixte

    Tél. Anvers : 112.96.

    2. BRUGES, Oudenburgstraat, 19 mixte

    Tél. : 488.

    3. BRUXELLES, rue St-Christophe, 17 Tél.: 122.04. – Secrétariat professionnel pour jeunes gens.

    hommes

    4. BRUXELLES, rue des Eperonniers, 44 femmes

    Tél.: 110.49.

    HAL, (bur. aux.), Gildenhuis mixte

    Tél. : 838.

    Tél.: 1054.

    5. DEINZE, Volkskring, Markt, 81 Tél.: 65. mixte

    6. GAND, Poel, 3 mixte

    7. GAND, Peperstraat, 17 femmes

    8. HUY, rue de Namur, 20 mixte

    Tél. : 133-

    9. LOUVAIN, Vaartstraat, 3 femmes

    Tél.: 197.

    Margarethaplaats

    10. LIEGE, boulevard de la Sauvenière, 118 hommes

    Tél. : 2508. Secrétariat profess. pour jeunes gens.

    11. LIEGE, place de l’Université, 37 mixte

    Tél.: 5599.

    12. LIEGE, rue Ste-Croix, 8 mixte

    Tél.: 6267.

    13. NAMUR, place l’Ilon, 21 mixte

    mixte

    Tél. : 493.

    14. ST-NICOLAS (Waes), Nieuwstraat, 20 mixte

    mixte

    Tél.: 147.

    15. TURNHOUT, korte Begijnenstraat, 37 femmes

    Tél.: 9.

    —

    Compte chèq. post. : 227.59. femmes

    Tél.: 2190.

    16. VERVIERS, place du Martyr, 188

    Pour tous renseignements s’adresser à M. P. Van Avermaet, secrétaire général de la fédération.

    mixte

    NOMS ET ADRESSES DES INSPECTEURS DU TRAVAIL

    Flandre Occidentale.

    Bureau provincial de l’Inspection du Travail : rue Charles V, 9, Bruges. Téléphone: 429.

    Inspecteur princ., chef de distr. M. MOMMENS R rue Charles V, 9, Bruges. Tél. : 429. Inspecteur M. CHRISTIAENS E. avenue Jan Breydel, Courtrai. Contrôleur : M. MOENAERT V. rue St-Amand, 79, Roulers. Contrôleur M. DESPLENTER J.

    Tél.: 149.

    rue Haute, 12, Bisseghem. Tél.: 573- Contrôleur : M. HERMUS P.

    rue Sud du Sablon, 32, Bruges.

    Contrôleur: M. DE MEULEMEESTER. rue des Boudeurs, Ypres.

    Flandre Orientale.

    Bureau provincial de l’Inspection du Travail : rue Haut Port, 49, Gand. Téléphone : 1528

    Inspect. princip., chef de distr. : M. MOMMENS R. rue Haut Port, 49, Gand. – Tél. : 1528.

    Inspecteur M. GRAVY L.

    boulevard Frère-Orban, 47, Gand.

    Inspecteur : M. DE SNICK R.

    Tél. : 3106.

    rue de la Libération, 10, St-Denis-Westrem (Deurle).

    – Tél. : 27.

    Inspecteur : M. DE CLERCQ.

    rue St-Michel, 16, Gand.

    Contrôleur : M. PETERS J.

    rue du Champ, 60, Tamise. Tél.: 94.

    Tél. : 3345.

    Contrôleur : M. LABIAU G. quai Terplaeten, 24, Gand. Contrôleur: M. BAERT L. quai de la Lys, 32, Gand. Contrôleur : M. BLANCKAERT G. rue de l’Escalier, 20, Sottegem. Contrôleuse: Melle BAUDRY A. rue Marie de Bourgogne, 4, Gand.

    Tél.

    : 85.

    Tél. : 3996.

    Provinces d’Anvers et du Limbourg.

    Bureau provincial de l’Inspection du Travail : rue Waterloo, 9, Anvers.

    Téléphone: 404.

    Inspect. génér., chef de district: M. VER EECKE. rue Waterloo, 9, Anvers.

    Tél.: 404.

    Inspecteur principal: M. TAEYMANS E.

    rue de la Province, 36, Anvers. Inspecteur : M. HERTSENS G. Tuileries, 7, Malines.

    Tél.: 215.

    Inspecteur : M. WILISKI A. rue des Récollets, 16, Hasselt. Contrôleur : M. BRYON H. rue Montigny, 116, Anvers. Contrôleur: M. HERNAERT A.

    —

    Tél. : 172.

    rue des Eperons d’Or, 72, Borgerhout. Contrôleur : M. WOLFCARIUS CH. rue Botha, 22, Borgerhout.

    Contrôleuse : Melle MARCK J.

    rue Berthou, 64, Berchem. – Tél.: 124.24

    Province du Brabant.

    Bureau provincial de l’Inspection du Travail : rue Augustin Delporte, 13, Ixelles. Tél.: 315.04.

    –

    Inspect. gén., ch. de distr. M. DE BRUYCKER P. rue Aug. Delporte, 13 Ixelles. Tél.: 315.04. Insp. principal: M. VAN DROOGHENBROECK N. rue des Carmélites, 173, Uccle, Tél.: 403.67. Inspecteur: M. DE SMET D.

    rue Lefrancq, 71, Schaerbeek. Tél. 90.425. Inspecteur: M. DE WAEL F.

    rue Vanderschrick, 62, St-Gilles,

    Inspecteur : M. VAN OVERSTRAETEN A. rue de Bruxelles, 25a, Louvain,

    Contrôleur: M. DE BREUCKER P.

    boulev. E. Bockstael, 187, Laeken (Bux. II).

    Contrôleur: M. HOUVEN AGHEL D. rue Busselenberg, 17, Anderlecht. Contrôleur : M. VERBEYST F. rue P. de Coster, 27, Forest. Contrôleur: M. PARY V.

    boulev. des Arbalétriers, 88, Nivelles. – Tél.: 184.

    Contrôleur M. MEIRE P.

    rue Philippe Baucq, 71-73, Etterbeek. Inspectrice principale: Mme PLASKY E.

    rue du Progrès, 435, Schaerbeek. Inspectrice: Melle DE MEYER M. rue de l’Ermitage, 78, Ixelles.

    Tél.: 150.42.

    Tél.: 352.74.

    Province de Liège.

    Bureau provincial de l’Inspection du Travail : rue de Chestret, 2, Liége. Téléphone: 3575.

    Insp. gén., chef de district: M. DUPONT H. rue de Chestret, 2, Liége. Tél.: 3575. Inspecteur : M. PIETERS J.

    —

    rue Vertbois, 78, Liége. Tél.: 3309. Inspecteur M. PIRLET J.

    Thier de la Fontaine, 65, Liége. Ingénieur délégué M. HENROTTE J. rue des Eburons, 14, Liége. Contrôleur principal: M. GERON.

    —

    Tél.: 4603.

    avenue Hanlet, 62, Heusy. Tél. : 2535- Contrôleur : M. NEUJEAN J.

    —

    rue Hocheporte, 91, Liége. Tél. : 5891. Contrôleur : M. BOVEROUX E.

    —

    rue des Lilas, 37. Liége. Tél. : 5891. Contrôleur : M. BARVAUX A.

    –

    avenue de l’Observatoire, 19, Liége. — él. : 5890. Contrôleur: M. TILMANS C.

    Thier Hacquin, 1, Huy. – Tél.: 77.

    Contrôleur : M. EMONTS J.

    rue d’Ensival, 200, Verviers. – Tél. : 2357- Contrôleur : M. GUSTIN C.

    rue Grand’Ville, 89, Ensival.

    Tél.: 181.

    Tél.: 5892.

    Contrôleuse : Melle JOANNES G.

    rue Ed. Wacken, 48, Liége. Contrôleuse : Melle DEJARDIN L. rue Sous-l’Eau, 4, Liége.

    Provinces de Namur et du Luxembourg.

    Bureau provincial de l’Inspection du Travail : rue Henri Blès, 50, Namur. Téléphone: 335.

    Insp. princip., chef de district: M. LOISEAU P. rue Henri Blès, 50, Namur. – Tél.: 335. Inspecteur: M. HUBERT M.

    rue Pepin, 35, Namur.

    Tél. : 363.

    Contrôleur: M. BRONCHAIN L.

    boulev. de la Meuse, 35, Jambes. Tél.: 689.

    Province du Hainaut.

    Bureau provincial de l’Inspection du Travail boulev. des Etats-Unis, 27, Mons.

    1

    Tél. : 358.

    Tél.: 358.

    Inspecteur en chef-directeur M. CUISINIER E. boul. des Etats-Unis, 27, Mons. Inspecteur principal: M. WODON L. rue Ledoux, 88, Jumet.

    —

    –

    Tél. Charl. : 1475.

    —

    Tél.: 356.

    Tél.: 2148.

    Inspecteur: M. VAN DE PUT G. avenue d’Havré, 30, Mons. Inspecteur: M. DECRUCQ A. rue de Mons, Charleroi. Contrôleur: M. LIEGEOIS O. rue de la Poste, II, Jemappes. Contrôleur: M. GEUSE E. rue Belle Vue, 137, La Louvière. Contrôleur: M. GUYAUX L. rue Saint-Denis, 36, Mons. Contrôleur : M. GRIMÉE.

    Tél.: 993.

    1

    Tél. : 562.

    Tél.: 998.

    rue de Mérode, 21, Châtelineau. Contrôleuse: Melle DUMOULIN L. place Maugrétout, 5, La Louvière.

    Tél.: 377.

    Tél. : 561.